Le DBX 128 est un appareil double. Une partie « compresseur/expanseur » de dynamique et une partie appelée erronément « réducteur de bruit » pour magnétophone.
D’abord, le compresseur de dynamique n’a rien à voir avec la compression de fichier audio tel que les encodeurs Mpeg, Atrac, Flac, … qui réduisent le poids des fichiers informatiques.
Le compresseur de dynamique sert à réduire la dynamique d’un signal audio, c’est-à-dire réduire la différence de niveau entre les signaux faibles et les signaux forts. Ce rapport de différence peut être réglé par un ratio qu’on trouve sur le gros bouton. Le moment (niveau sonore minimal) ou cette compression se met en route est réglable par le bouton level.
C’est un effet utilisé couramment en prise de son afin d’éviter une saturation lorsqu’on ne connait pas le niveau sonore qui va arriver au micro. Ensuite, il permet en mixage et en mastering de relever le niveau d’un instrument ou d’une voix dans l’ensemble des sons pour les faire ressortir. Et enfin en diffusion radio-TV à éviter de saturer les émetteurs et de permettre d’écouter sans devoir tout le temps régler le niveau sonore de la voiture si on écoute Musiq3 puisque la musique « dite » classique possède une dynamique bien plus élevée que la pop.
L’expanseur fonctionne de la même manière mais à l’inverse. C’est-à-dire que tout ce qui dépasse un certain niveau (level) va être augmenté dans le rapport défini par le ratio pour redonner de la dynamique. Il est nettement moins utilisé puisque la tendance actuelle est de comprimer au maximum les niveaux sonores (Loudness War).
La seconde unité de ce boitier est un réducteur de bruit. Il faudrait plutôt définir cela comme un procédé pour cacher le souffle des bandes magnétiques lors d’enregistrements analogiques. Il fut concurrent des Dolby et autres Telcom de chez Telefunken. Il faut savoir que les bandes magnétiques ont un bruit permanent qu’on appelle aussi « souffle ». Au plus petite est la vitesse de la bande et au plus fine est la piste lue, au plus ce souffle apparait. L’industrie audio a de ce fait cherché à le masquer (surtout pour les K7 audio).
Tous ces systèmes de réduction fonctionnent de la même manière. On « comprime » le signal, on l’enregistre au niveau le plus élevé possible sans saturer et le souffle se trouve à un niveau sonore en dessous ce signal. Lors de la lecture on « expand » ce signal qui se met alors au-dessus du niveau de souffle qui devient inaudible. Dolby travaille cependant avec des courbes non linéaires sur la gamme des fréquences d’où incompatibilité avec DBX qui travaille sur toute la plage d’une manière linéaire.
Il ne faut pas oublier qu’un signal encodé avec un réducteur doit toujours être décodé avec le même protocole.
Le DBX 128 avait une vocation plus « grand public » puisque les commandes étaient réduites à leur plus simple expression (un compresseur ou un expanseur de studio possède une série de paramètres de réglage bien plus complexes). Il permettait aux possesseurs de magnétophone d’utiliser des vitesses lentes tout en gardant une meilleure qualité sonore puisque moins affecté par le souffle de bande. Et pour certains enregistrements (radio) de bénéficier d’une sécurité du niveau maximum grâce au compresseur en entrée.
Pour les branchements, tout dépend de l’utilisation qu’on veut en faire. Il doit y avoir des brochures sur le Net.
Je possède toujours mon DBX 128 acheté d’occasion il y a plus de 40 ans ! C’est un modèle américain en 110 V.
Pour la revente, il faut être certain qu’il fonctionne toujours (les condos vieillissent) et le mettre dans le matériel audio professionnel plutôt qu’en hifi. Départ des enchères à 100 € me parait correct.
